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La honte

Quand nous subissons une agression sexuelle, nous sommes souvent remplis de honte. Honte d’en parler, honte d’être jugé, et avouons-le, la honte de notre corps aussi s’en mêle. On peut même se culpabiliser en se disant des choses comme, « je n’aurais pas dû dire ceci ou cela », « mon chandail était peut-être un peu trop serré, ce qui l’a peut-être allumé », « je portais peut-être un peu trop de maquillage ».En fait ce n’est rien de tout ça, vous n’avez rien à voir là-dedans, vous n’avez pas à avoir honte ou de vous culpabilisez.

 

Dans la tête de l’agresseur, c’est très clair, il pense à son propre plaisir à lui, sans se soucier des marques qu’il vous laissera et au traumatisme que vous aurez par la suite. La seule personne qui doit avoir honte et se sentir coupable du crime qu’il vient de commettre c’est l’agresseur, et non vous! Pour en arriver à ses fins, l’agresseur utilise sa manipulation et peut même s’y prendre de plusieurs façons, dont celle de la grande gentillesse. Un agresseur est un manipulateur sans gêne et sans scrupules. Rappelez-vous ceci: ce n’est pas vous qui êtes anormale, c’est la situation que vous avez vécue qui l’est.

 

Maintenant il faut penser à guérir et aller de l’avant. Il faut apprendre à se déculpabiliser, reconstruire notre estime de soi, apprendre à ne plus avoir honte, et bien sûr réapprendre à s’aimer. Je vous invite à en parler à une personne en qui vous avez confiance. Cela pourrait alléger un peu votre fardeau. Le CALACS peut aussi vous aider grandement à la reconstruction de votre être tout entier.

 

S.M.