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Mythes et préjugés

Voici quelques phrases ou façons de penser souvent entendues, pensées ou véhiculées.  C’est le moment de mettre les choses au clair!

Les femmes qui sont agressées sexuellement « l’ont bien cherché » par la façon dont elles s’habillent ou se comportent. Le viol n’arrive qu’aux femmes provocantes et faciles.

EN FAIT Aucune femme ne « cherche » à  être agressée sexuellement ni ne le mérite. Quels que soient les vêtements qu’elle porte, l’endroit où elle va, sa réputation, son milieu d’origine et quelle que soit la personne avec qui elle parle, quand elle dit « non », c’est « non ». De plus, toutes les femmes peuvent être agressées sexuellement quels que soit leur âge, leur type physique ou leur façon de s’habiller. Elles ont le droit d’inviter un homme chez elle, sans que les hommes ne se donnent le droit de les agresser. Les hommes et les femmes ont le goût de plaire et c’est normal. Cela ne veut pas dire pour autant que les femmes désirent se faire agresser.


La plupart du temps, les femmes portent des plaintes non fondées, fausses, injustifiées ou motivées par la vengeance.

EN FAIT Les femmes font rarement de faux rapports au sujet de l’agression sexuelle. Ce qui est vrai, c’est que l’agression sexuelle est un crime extrêmement sous déclaré. D’après Statistique Canada, seulement 6% de toutes les agressions sexuelles et seulement 1% des viols perpétrés par une personne connue de la victime, sont rapportés à  la police.


Faire comme si de rien n’était permet de faire cesser le harcèlement sexuel.

EN FAIT Le fait de ne pas réagir aggrave la situation car l’agresseur comprendra que la femme approuve, qu’elle hésite ou qu’elle a peur de refuser. Il est important d’exprimer clairement son non consentement. L’agresseur ne s’attend pas à  ce que la victime résiste.


Les agressions sexuelles sont le plus souvent commises par des inconnus.

EN FAIT Les femmes et les enfants sont exposés à  un risque élevé d’agression sexuelle par des hommes qu’ils connaissent. Selon les études (Ministère de la Sécurité publique, 2002; Statistique Canada, 1999) 33% des victimes d’agressions sexuelles de 18 ans et plus, ont été agressées par un ami ou une personne de leur entourage et 25% l’ont été par un membre de leur famille. Dans 70 à  80% des cas, l’agresseur est connu de la victime. Ces agressions sexuelles sont des crimes au même titre que celles qui sont commises par des inconnus.


Les hommes qui agressent sexuellement les femmes sont soit des malades mentaux, ont des pulsions sexuelles irrépressibles ou sont en état de manque sexuel.

EN FAIT Les recherches sur le profil des auteurs de viol indiquent qu’ils semblent « ordinaires » et « normaux » et qu’ils agressent sexuellement les femmes pour affirmer leur emprise et leur pouvoir sur elles. 97% des agresseurs sont considérés comme normaux. Les hommes capables d’agression sexuelle sont de tous les âges et viennent de tous les groupes économiques, ethniques, raciaux et sociaux, ayant des rapports sexuels fréquents. Toute personne est capable de contrôler ses actes et devrait avoir des activités sexuelles sans violence ni contrainte.